Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Calgary, en Alberta, mercredi soir, pour une visite officielle au Canada. Il doit rencontrer jeudi le Premier ministre Mark Carney afin de discuter notamment de défense, d’économie et d’énergie.
Les deux dirigeants doivent également aborder les conséquences humaines de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Mark Carney a réaffirmé, à l’occasion de cette visite, l’engagement du Canada à soutenir la défense, le rétablissement et la reconstruction de l’Ukraine.
Volodymyr Zelensky et son épouse, Olena Zelenska, ont été accueillis à leur arrivée à Calgary par plusieurs responsables canadiens, dont la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand.
Après Calgary, le président ukrainien doit se rendre à Banff, où il prendra la parole devant le Conseil des ministres. Son déplacement prévoit également des étapes à Toronto et à North Bay, en Ontario, avant son départ vendredi.
Il s’agit de la première visite de Volodymyr Zelensky au Canada cette année. Le président ukrainien s’était rendu à Halifax en décembre dernier dans le cadre des efforts internationaux visant à mettre fin au conflit.
Ottawa maintient son soutien militaire à Kyiv
Le Canada figure parmi les soutiens importants de l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022. Ottawa s’est engagé à fournir 6,5 milliards de dollars d’aide militaire à Kyiv jusqu’en 2029.
Les discussions entre Mark Carney et Volodymyr Zelensky interviennent alors que l’Ukraine continue de solliciter davantage de soutien auprès de ses partenaires, notamment pour renforcer sa défense aérienne face aux frappes russes.
En mai, le Canada a également rejoint un accord destiné à tirer parti de l’expérience des fabricants ukrainiens de drones. Depuis, Ottawa n’a toutefois annoncé aucun nouveau financement destiné à l’Ukraine.
Selon l’Institut de Kiel, qui suit les contributions internationales à l’Ukraine, le Canada se classe au quatrième rang mondial en valeur absolue des aides accordées et au douzième rang lorsque celles-ci sont rapportées au produit intérieur brut.
La guerre reste au cœur des discussions
La visite intervient dans un contexte militaire toujours tendu. Ces derniers mois, les forces ukrainiennes ont réussi à contenir certaines avancées russes et ont mené des frappes contre des infrastructures situées au-delà de leurs frontières, notamment dans le secteur énergétique.
Parallèlement, plusieurs pays européens accusent Moscou de mener des opérations de déstabilisation sur leur territoire. Des incidents impliquant des drones ont notamment perturbé le fonctionnement de plusieurs aéroports européens.
La semaine dernière, l’Allemagne a accusé la Russie d’être à l’origine d’une tentative d’attaque contre un avion-cargo ukrainien à l’aéroport de Leipzig. Mark Carney avait alors condamné ce qu’il a qualifié de tentative visant à affaiblir le soutien occidental à l’Ukraine.
La situation politique intérieure ukrainienne constitue également un enjeu. Les élections ne peuvent actuellement pas être organisées en raison de la loi martiale en vigueur. Volodymyr Zelensky fait par ailleurs face à des critiques politiques après plusieurs changements au sein de son gouvernement et des accusations de corruption formulées par ses opposants.
Kyiv compte enfin sur Ottawa pour continuer à défendre sa souveraineté et soutenir ses positions dans les instances internationales.
La question du sort des enfants ukrainiens et des prisonniers de guerre doit également être abordée dans les prochaines semaines. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, doit coorganiser à Toronto un sommet consacré au retour des enfants ukrainiens et des prisonniers de guerre.



