Nouvelle-Zélande : des législatives très disputées attendues ce samedi 7 novembre

Les Néo-Zélandais se rendent aux urnes ce samedi 7 novembre 2026 pour des élections législatives qui s’annoncent particulièrement serrées. Ni le Parti national du Premier ministre Christopher Luxon ni le Parti travailliste de l’ancien chef du gouvernement Chris Hipkins ne semblent en mesure d’obtenir seuls la majorité absolue. Le coût élevé de la vie s’est imposé comme l’un des principaux enjeux de la campagne.

Les bureaux de vote ouvriront à 9 h, heure locale, et fermeront à 19 h. Les électeurs ont toutefois la possibilité de voter depuis la semaine précédente. La réglementation impose également un silence médiatique à partir de 11 h GMT vendredi 6 novembre, jusqu’à la clôture du scrutin.

À la tête du gouvernement depuis trois ans, Christopher Luxon espère conserver le pouvoir grâce notamment à sa promesse de ne pas instaurer de nouvelles taxes. Son mandat a été marqué par des tensions au sein de son parti, avec deux tentatives infructueuses de le remplacer, ainsi que par une situation économique difficile.

Face à lui, Chris Hipkins défend le retour du Parti travailliste au pouvoir. Sa formation propose plusieurs mesures destinées à réduire les dépenses des ménages, confrontés à la hausse persistante des prix des produits de première nécessité et à un taux de chômage qui a atteint son niveau le plus élevé depuis plus de dix ans.

À Wellington, plusieurs habitants interrogés par l’AFP ont exprimé leurs difficultés financières. Jay Ikaua, conseillère culturelle, a expliqué devoir réfléchir attentivement avant chaque achat. Rachel Shardlow, fonctionnaire de 26 ans, a pour sa part déploré que ses revenus servent essentiellement à payer son loyer et ses factures, avec peu de possibilités d’épargne.

Un sondage publié vendredi 6 novembre plaçait le Parti travailliste en tête avec 30 % des intentions de vote, devant le Parti national. Dans ce contexte incertain, le Parti des Opportunités (TOP), dirigé par Qiulae Wong, pourrait jouer un rôle déterminant. Les enquêtes d’opinion lui accordent plus de 5 % des suffrages, un score susceptible de lui ouvrir les portes du Parlement.

Ancienne consultante chez KPMG, Qiulae Wong a indiqué que son parti était disposé à travailler avec l’une ou l’autre des deux principales formations politiques. Elle a également dénoncé les querelles et les stratégies politiciennes, affirmant que les électeurs souhaitaient une autre approche et davantage d’espoir pour l’avenir.

Pour David Capie, professeur à l’université Victoria de Wellington, ce scrutin figure parmi les plus difficiles à anticiper de sa carrière. Les résultats pourraient donc dépendre autant du rapport de force entre les deux grands partis que de la capacité des formations minoritaires à peser sur la composition du prochain gouvernement.

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