Le « oui » a remporté le référendum populaire organisé le 30 août 2026 en Guinée-Bissau avec 70 % des suffrages valides. La présidente de la Commission nationale des élections (CNE), Carmem Isaura Tavares Baptista Lobo, a proclamé mardi les résultats définitifs du dépouillement général.
Selon les chiffres communiqués par la CNE, le « oui » a obtenu 383 117 voix, contre 160 904 pour le « non », soit respectivement 70 % et 30 % des suffrages valides.
Sur les 914 428 électeurs inscrits, 572 714 ont pris part au scrutin. La CNE a comptabilisé 544 060 suffrages valides, 11 719 bulletins blancs et 16 923 bulletins nuls. L’abstention s’est établie à 341 716 électeurs.
Carmem Lobo a déclaré que le « oui » avait obtenu la majorité requise pour valider la question soumise au vote. Elle a aussi salué le comportement des électeurs, qu’elle a décrit comme civique et responsable, ainsi que le caractère pacifique du scrutin.
La présidente de la CNE a également rendu hommage aux commissions électorales régionales, aux agents des bureaux de vote, aux forces de défense et de sécurité et aux médias pour leur contribution au déroulement du processus.
Les résultats montrent une victoire du « oui » dans les régions de Tombali, Quinara, Oio, Biombo, Bolama-Bijagós, Bafatá, Gabú et Cacheu. La capitale Bissau constitue toutefois une exception. Le « non » y a obtenu 64 241 voix, contre 58 957 pour le « oui ».
Selon la CNE, aucune contestation n’a été enregistrée à l’issue du dépouillement général.
En vertu de l’article 88 de la loi référendaire, une question soumise au vote est adoptée lorsqu’elle recueille la majorité des suffrages favorables. Le résultat devient alors contraignant.
L’adoption de la réforme ouvre la voie à une modification importante du fonctionnement des institutions bissau-guinéennes. Le nouveau dispositif prévoit notamment un renforcement des pouvoirs du président de la République dans l’exercice du pouvoir exécutif.
Cette réforme prévoit également une réduction du rôle du Premier ministre et une évolution des rapports entre l’exécutif et le Parlement. Le fonctionnement et la composition de l’Assemblée nationale devraient aussi connaître des changements.
Le résultat du référendum marque ainsi une nouvelle étape dans la réorganisation du système politique de la Guinée-Bissau.



