Maurice Kamto a dénoncé son exclusion de la présidentielle d’octobre 2025, qu’il qualifie de manœuvre délibérée du régime en place pour l’empêcher de concourir. Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) affirme que sa candidature, déposée sous la bannière du Manidem, avait été régulièrement soumise mais rejetée par le Conseil électoral d’Élections Cameroon (ELECAM) puis invalidée définitivement par le Conseil constitutionnel. Il accuse le pouvoir du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) d’avoir organisé un faux double dépôt de candidature, ce qui a entraîné son exclusion pour « pluralité d’investiture ». Maurice Kamto rappelle que le boycott du MRC lors des élections locales de 2020 aurait contrarié une stratégie gouvernementale visant à affaiblir son parti, et il critique aussi le report des élections législatives et municipales prévues en 2025, qui l’empêcherait de présenter un candidat légalement. Il dénonce une coalition entre ELECAM, le ministère de l’Administration territoriale et la justice pour barrer sa route. Critique à l’égard de la communauté internationale, notamment de l’ONU, il accuse cette dernière d’avoir signé un accord secret avec ELECAM, bafouant ainsi les principes de transparence qu’elle défend. Maurice Kamto a remercié les partis politiques alliés et ses militants, tout en annonçant la clôture de la levée de fonds pour sa campagne, avec des mesures prévues pour rembourser les contributeurs. Malgré cette exclusion, il affirme sa détermination à poursuivre la lutte politique. Le Conseil constitutionnel a validé douze candidatures pour la présidentielle du 12 octobre, rejetant celle de Kamto au motif de pluralité d’investiture. Seul un recours sur 35 déposés a été accepté, celui d’Hilaire Nzipang. L’avocat de Kamto dénonce une décision à forte coloration politique.



