Niger : la CEA accompagne la réforme de l’administration fiscale

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) accompagne le Niger dans le renforcement de son administration fiscale. L’appui porte notamment sur la maîtrise des prix de transfert et vise à améliorer la mobilisation des ressources intérieures.

Lancée le 14 septembre 2026 à Niamey par le ministère de l’Économie et des Finances, l’initiative prévoit une formation destinée aux cadres de la Direction générale des impôts (DGI). Plus de 30 agents prennent part aux travaux, prévus jusqu’au 25 septembre.

La formation porte notamment sur le principe de pleine concurrence, l’analyse des entreprises associées et les différentes méthodes de détermination des prix de transfert reconnues au niveau international.

Cette intervention fait suite à une évaluation du système nigérien de mobilisation des ressources intérieures réalisée par la CEA en 2025. Les recommandations issues de ce diagnostic ont été validées en 2026. Elles identifient notamment la fiscalité internationale, l’analyse des risques fiscaux et les contrôles spécialisés comme des domaines nécessitant des améliorations.

Selon les données de la CEA, les recettes fiscales du Niger représentent environ 8,05 % du produit intérieur brut (PIB), contre un seuil international de 15 % pour les pays en développement et un objectif régional de 20 % au sein de l’UEMOA.

Le diagnostic met également en évidence le poids du secteur informel, estimé entre 55 et 65 % du PIB. Les dépenses fiscales sont évaluées à 49,3 % des recettes fiscales, tandis que les arriérés fiscaux atteignent environ 225 milliards de francs CFA.

Le taux de recouvrement des sommes issues des contrôles fiscaux reste par ailleurs limité à 19,1 %, selon la même évaluation.

Le Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Sama Mamane, a souligné l’importance de la formation pour renforcer les compétences des agents de la DGI en matière de prix de transfert et améliorer l’efficacité des contrôles.

Pour la Directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, Ngoné Diop, un meilleur contrôle des prix de transfert doit contribuer à protéger l’assiette fiscale et à limiter les pratiques susceptibles de réduire artificiellement les bénéfices imposables.

À travers cet accompagnement technique, la CEA entend soutenir les efforts du Niger pour accroître ses recettes intérieures et renforcer ses capacités de financement du développement.

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