Le Kenya accueillera en 2029 les premiers Championnats du monde d’athlétisme organisés sur le continent africain. World Athletics a annoncé cette attribution mardi 15 septembre 2026, à l’issue d’un conseil tenu à Budapest, en Hongrie.
Nairobi a été retenue pour l’édition 2029, tandis que Munich, en Allemagne, organisera les Mondiaux de 2031. Les deux décisions interviennent alors que Londres et Rome étaient également candidates pour accueillir l’une de ces éditions.
Pour Sebastian Coe, président de World Athletics, la candidature kényane s’est distinguée par la qualité de son dossier. Il a notamment estimé que Nairobi avait présenté une proposition « convaincante et émouvante ».
L’édition 2027 des Championnats du monde se tiendra à Pékin, en Chine. Selon Sebastian Coe, les trois prochaines éditions seront ainsi organisées successivement en Asie, en Afrique et en Europe.
Le Kenya avait déjà présenté sa candidature pour les Mondiaux 2025, finalement attribués à Tokyo. Le pays dispose toutefois d’une expérience dans l’organisation de compétitions internationales, avec notamment les Mondiaux de cross-country à Mombasa en 2007, les Championnats du monde U18 en 2017 et les Mondiaux U20 en 2021. Nairobi avait également accueilli les Championnats d’Afrique en 2010.
La candidature de 2029 s’appuie notamment sur le stade Kasarani, qui fait l’objet d’importants travaux de rénovation en vue de la Coupe d’Afrique des nations de football prévue en 2027.
World Athletics a également mis en avant la place de l’athlétisme dans la société kényane et le soutien du public à cette discipline. Sebastian Coe a notamment cité la championne Faith Kipyegon parmi les athlètes kényans qui ont marqué l’histoire de l’athlétisme.
Le président kényan William Ruto a salué l’attribution de l’événement à Nairobi. Il a présenté cette décision comme une reconnaissance du rôle du Kenya dans l’athlétisme et une occasion de mettre en valeur le sport africain.
Le président de la Fédération kényane d’athlétisme, Jackson Tuwei, a également estimé que cette attribution représentait une opportunité pour l’ensemble du continent.
Sur le plan sportif, le Kenya a terminé deuxième du classement des médailles aux Mondiaux de Tokyo avec 11 médailles, dont sept en or, deux en argent et deux en bronze, derrière les États-Unis.
Le pays reste toutefois confronté au problème du dopage. Plus d’une centaine d’athlètes kényans sont actuellement suspendus, selon les données évoquées dans le cadre de la lutte antidopage.
L’Agence kényane antidopage (ADAK) a participé au processus de candidature. Son responsable Martin Sisa Nyauma a souligné la coopération engagée avec World Athletics depuis plusieurs années pour renforcer les contrôles et promouvoir un athlétisme propre.



