Le Canada a annoncé mercredi de nouvelles sanctions visant cinq responsables iraniens ainsi que cinq entités liées à l’État iranien. Ottawa justifie ces mesures par leur implication présumée dans la répression de mouvements de contestation et dans des atteintes aux libertés fondamentales.
Dans un communiqué, le ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué que les personnes et organisations visées auraient participé à des actions de surveillance numérique, de censure, de détentions arbitraires et de recours à la violence. Le gouvernement canadien les accuse également d’avoir contribué aux efforts visant à empêcher l’expression de la dissidence en Iran.
Cette nouvelle série de sanctions intervient après les manifestations qui ont éclaté en Iran à la fin du mois de décembre. Le mouvement, déclenché à l’origine par des préoccupations liées au coût de la vie, s’est progressivement transformé en contestation du pouvoir. Les mobilisations ont atteint leur paroxysme les 8 et 9 janvier.
Les autorités iraniennes ont fait état de plus de 3 000 morts et ont attribué une partie des violences à des actes qu’elles qualifient de terroristes, qu’elles imputent notamment aux États-Unis et à Israël.
De leur côté, plusieurs organisations non gouvernementales basées à l’étranger ont avancé un bilan de plusieurs milliers de morts, dans un contexte marqué par une importante répression des manifestations.
Le gouvernement canadien n’a pas détaillé, dans son annonce, les noms des cinq responsables ni ceux des cinq entités concernés par ces nouvelles mesures.


