La fermeture du détroit d’Ormuz affecte lourdement les finances du Qatar. Au deuxième trimestre 2026, l’émirat a enregistré un déficit budgétaire de 21,2 milliards de riyals, soit environ 5 milliards d’euros, selon les données présentées par le ministre qatari des Finances.
Ce déficit a doublé par rapport au trimestre précédent. La principale difficulté vient de la baisse des exportations de gaz, directement liée à l’interruption du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
La fermeture de cette voie stratégique empêche les méthaniers qataris de rejoindre leurs marchés. Plusieurs clients de Doha se retrouvent ainsi dans l’obligation d’annuler leurs commandes.
Le recul des exportations est particulièrement marqué. Le Qatar avait expédié 500 méthaniers au cours de l’année précédente. Sur les six premiers mois de 2026, seuls 18 navires ont effectué ces opérations.
Depuis janvier, le déficit cumulé atteint environ 7 milliards d’euros. Ce montant dépasse déjà la prévision établie par les autorités qataries pour l’ensemble de l’année 2026, qui tablait sur un déficit de 5 milliards d’euros.
Face à cette situation, Doha a engagé des mesures visant à réduire les dépenses publiques. Le gouvernement n’envisage toutefois pas, pour le moment, de diminuer les salaires des fonctionnaires ni de réduire ses investissements.
Les hydrocarbures restent au cœur des finances publiques qataries. Ils représentent 78 % des recettes du budget de l’État, avec le gaz qui constitue environ les trois quarts des ventes d’hydrocarbures du pays.
La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz constitue ainsi un sérieux défi économique pour l’émirat, dont les revenus dépendent fortement de ses exportations énergétiques.



