Le président de l’Assemblée nationale gabonaise, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a placé la question de l’avenir professionnel de la jeunesse au centre de son discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026. Il a appelé le gouvernement à repenser les politiques d’éducation, de formation et d’emploi afin de mieux répondre aux réalités économiques du pays.
Pour le président de la chambre basse du Parlement, l’État ne peut plus constituer l’unique principal pourvoyeur d’emplois. Il estime que le secteur privé, l’entrepreneuriat, l’agriculture, l’innovation et la transformation locale doivent davantage contribuer à la création d’activités et d’opportunités pour les jeunes.
« L’emploi des jeunes ne peut plus relever exclusivement de la puissance publique », a déclaré Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Il préconise une politique qui favorise davantage la création d’entreprises et l’émergence de nouveaux acteurs économiques.
Cette orientation pose également la question de l’adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché du travail. Le président de l’Assemblée nationale estime que le système éducatif doit évoluer afin de mieux préparer les jeunes aux réalités professionnelles et aux possibilités d’entrepreneuriat.
« L’enjeu n’est plus seulement de former davantage, mais de former autrement et surtout de rapprocher les programmes de formation des réalités économiques du pays », a-t-il souligné.
L’agriculture, l’innovation et la production locale figurent parmi les secteurs identifiés comme des leviers potentiels pour favoriser l’insertion professionnelle. Toutefois, leur développement nécessite des mesures concrètes, notamment un meilleur accès au financement, au foncier et aux formations techniques, ainsi qu’un accompagnement adapté des entrepreneurs.
Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué la situation des étudiants confrontés aux retards dans le paiement des bourses. Pour lui, ces difficultés ne relèvent pas uniquement de la gestion administrative. Elles peuvent avoir des conséquences directes sur les conditions de vie et la poursuite des études des bénéficiaires.
« Le retard dans le paiement d’une bourse n’est pas qu’un dysfonctionnement administratif », a-t-il affirmé, en soulignant les difficultés que cette situation peut provoquer en matière de transport, de logement, de restauration ou d’achat de matériel pédagogique.
À travers cette intervention, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a donc appelé à une meilleure articulation entre l’éducation, la formation et l’emploi. Il a aussi insisté sur la nécessité de passer des constats aux actions concrètes en faveur de la jeunesse.
Le gouvernement est ainsi invité à renforcer les dispositifs qui favorisent l’emploi, l’entrepreneuriat et l’accompagnement des porteurs de projets. De son côté, l’Assemblée nationale entend poursuivre son rôle de législation et de contrôle de l’action gouvernementale.
Pour le président de la chambre basse, l’enjeu dépasse la seule question du chômage. Il s’agit de créer les conditions permettant à la jeunesse gabonaise de devenir un véritable moteur de l’économie nationale.



