Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a réaffirmé, mercredi 26 août 2026, la détermination de son gouvernement à intensifier la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée. Dans une adresse à la nation, le chef de l’État a également voulu rassurer sur le traitement réservé à l’ancienne vice-présidente Jewel Howard Taylor, récemment arrêtée et détenue.
Joseph Boakai a placé la lutte contre les stupéfiants au cœur des priorités sécuritaires de son administration. Selon lui, le trafic de drogue représente une menace qui dépasse le cadre de la simple application de la loi, puisqu’il affecte la jeunesse, les familles, la sécurité et l’avenir du Liberia.
Le président a assuré que les institutions chargées de la sécurité avaient reçu pour instruction d’agir de manière professionnelle et indépendante, en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux. L’objectif affiché est notamment d’empêcher le Liberia de devenir une zone de transit pour les drogues illicites ou un refuge pour les réseaux criminels.
« Cette campagne est délibérée, coordonnée et sans relâche », a déclaré Joseph Boakai, qui insiste sur le fait que l’opération ne vise aucun individu, parti politique ou mouvement. Elle doit, selon lui, cibler exclusivement les comportements qui menacent la sécurité et la stabilité du pays.
## Boakai défend le traitement réservé à Jewel Howard Taylor
L’arrestation de l’ancienne vice-présidente Jewel Howard Taylor constitue l’un des principaux sujets abordés dans le discours présidentiel. Joseph Boakai a affirmé que celle-ci était traitée conformément à la Constitution et aux lois libériennes.
Le chef de l’État a rappelé que l’ancienne vice-présidente bénéficie de la présomption d’innocence, de l’assistance d’un avocat et du droit à une procédure régulière. Il a également souligné que son arrestation et sa mise en accusation relevaient des procédures judiciaires en vigueur.
Joseph Boakai a insisté sur la séparation des responsabilités entre l’exécutif et la justice. « Ce n’est pas au président de déterminer la culpabilité ou l’innocence », a-t-il déclaré, en renvoyant cette responsabilité au système judiciaire.
Pour le président libérien, l’appartenance politique, le statut social ou les anciennes fonctions occupées ne doivent pas influencer l’application de la loi. Il assure que son gouvernement ne protégera ni ne persécutera une personne en raison de ses affiliations ou de son influence.
Appel à préserver la paix
Joseph Boakai a également appelé les responsables politiques et religieux, les organisations de la société civile ainsi que les commentateurs publics à faire preuve de responsabilité dans leurs prises de parole. Il a notamment mis en garde contre les discours susceptibles d’alimenter la violence, d’affaiblir les institutions ou d’intimider les agents chargés de faire respecter la loi.
Le président a par ailleurs salué le travail des forces de sécurité et les a exhortées à rester impartiales, professionnelles et respectueuses des droits et de la dignité des citoyens.
Il a enfin invité les parents, les écoles, les communautés, les institutions religieuses, les chefs traditionnels et les jeunes à participer à la prévention du phénomène. Il leur demande notamment de rejeter la désinformation et de signaler les activités criminelles par les voies légales.
Joseph Boakai affirme que son administration entend poursuivre son programme de développement tout en faisant de l’État de droit un principe central de sa gouvernance. Il promet un gouvernement fondé sur la justice, l’équité, la responsabilité et la préservation de la paix au Liberia.



