La situation se dégrade dans le détroit d’Ormuz. Trente-cinq navires ont fait demi-tour en seulement 36 heures après la reprise du contrôle par Iran, selon une société d’analyse maritime basée à Londres.
Les mouvements observés traduisent une forte instabilité. Après l’annonce d’une réouverture vendredi, les armateurs sont restés prudents. Le trafic a d’abord ralenti, avant de reprendre progressivement. Samedi, plusieurs navires ont tenté de franchir le détroit, anticipant une nouvelle dégradation.
Au total, 35 bâtiments ont traversé ce jour-là. Huit sont entrés, dont des pétroliers et des cargos. Vingt-sept ont quitté la zone, majoritairement des navires commerciaux.
La situation bascule quelques heures plus tard. Téhéran annonce une nouvelle fermeture du détroit. Immédiatement, les navires changent de cap et rebroussent chemin.
La tension est renforcée par la multiplication des incidents. Trois attaques de navires ont été signalées le même jour. Le nombre total d’attaques atteint désormais 29 depuis le début du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le détroit d’Ormuz, passage clé du commerce pétrolier mondial, reste plus que jamais un point de friction majeur.



