L’ampleur présumée de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda a été fortement revue à la baisse. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce désormais 116 cas suspects contre 906 précédemment recensés, après une vaste opération de vérification des données.
Selon l’OMS, de nombreux patients initialement considérés comme suspects ont finalement été exclus des statistiques après analyses complémentaires. Plusieurs souffraient d’autres pathologies tandis que certains n’avaient présenté qu’un épisode fébrile isolé sans autres symptômes compatibles avec Ebola.
Cette révision intervient alors que le nombre de cas confirmés progresse significativement. Les autorités sanitaires internationales recensent désormais 330 infections confirmées contre 134 auparavant, avec 49 décès officiellement enregistrés et six guérisons signalées à ce stade.
L’agence sanitaire de l’Union africaine a également ajusté ses chiffres. Après avoir évoqué fin mai plus de 1.100 cas suspects et 246 décès probables, l’instance continentale fait désormais état de 116 cas suspects — uniquement localisés en RDC, 332 cas confirmés et 49 décès confirmés.
Déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, cette flambée épidémique demeure concentrée dans cette région même si l’Ouganda voisin a déjà confirmé neuf contaminations, dont un décès.
Face à la menace, l’OMS maintient son niveau d’alerte sanitaire internationale. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu récemment à Bunia, épicentre de l’épidémie, afin d’évaluer la situation sur le terrain.
L’absence de vaccin homologué et de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo complique davantage la réponse sanitaire. Toutefois, l’Union africaine espère disposer d’un vaccin avant la fin de l’année, tandis que l’OMS accélère les préparatifs d’essais cliniques.



