Le Burundi, en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, annonce un programme de rapatriement volontaire de réfugiés originaires de la République démocratique du Congo. L’opération doit débuter jeudi et concerne des milliers de personnes ayant fui les violences dans l’est du pays.
Les autorités insistent sur le caractère volontaire de cette initiative. Aucun retour ne sera imposé. Les candidats au départ devront se présenter dans des centres dédiés pour accomplir les formalités administratives, notamment celles liées au regroupement familial.
Ce programme intervient dans un contexte de forte pression humanitaire. Les besoins augmentent alors que les ressources diminuent. Le site de Busuma, qui accueille environ 66 000 réfugiés congolais arrivés depuis fin 2025, fait face à des pénuries critiques en eau potable, nourriture, médicaments et abris.
Le dispositif prévoit une attention particulière aux personnes vulnérables. Les familles avec enfants scolarisés, les personnes ayant des besoins spécifiques et certains agents publics figurent parmi les priorités.
Dans une première phase, les retours seront orientés vers des zones jugées relativement stables dans la province du Sud-Kivu, notamment Uvira, l’axe Uvira-Baraka, le territoire de Fizi, Mboko et la plaine de la Ruzizi.
Les autorités burundaises assurent qu’elles continueront à protéger les réfugiés restant sur leur territoire. L’assistance humanitaire doit se poursuivre dans les camps en attendant les départs.
Le Burundi accueille actuellement plus de 230 000 réfugiés, majoritairement venus de la RDC. Le financement humanitaire reste insuffisant : seulement 20 % des 35 millions de dollars nécessaires ont été mobilisés, selon le HCR.


