L’ex Premier ministre sénégalais, et Président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko, demande au gouvernement de rendre public le document issu des négociations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Dans une publication diffusée mardi premier septembre 2026, il estime que les annonces officielles des deux parties ne permettent pas aux Sénégalais de connaître avec précision les engagements pris par leur pays.
Ousmane Sonko rappelle que l’accord annoncé entre Dakar et le FMI reste, à ce stade, un accord technique. Sa validation définitive doit encore intervenir lors d’une prochaine réunion du conseil d’administration du Fonds.
Le chef du Parlement s’interroge notamment sur les mesures prévues concernant le traitement de la dette sénégalaise, la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des ressources intérieures et la rationalisation des dépenses publiques.
Il demande également des précisions sur les dispositifs de protection sociale, la supervision des entreprises publiques, l’amélioration de l’environnement des affaires ainsi que sur les audits internationaux de la dette, qui figuraient parmi les exigences évoquées dans le cadre des discussions.
Selon Ousmane Sonko, les engagements pris dans le cadre de ces négociations auront des conséquences pour l’ensemble de la population. Il estime donc nécessaire de garantir une « transparence absolue » sur le contenu du projet d’accord.
Le Président de Pastef demande au gouvernement de publier le mémorandum de politiques économiques et financières, document qui formalise les engagements convenus entre les deux parties. À défaut, il souhaite que celui-ci soit transmis à l’Assemblée nationale afin que les députés puissent en prendre connaissance au nom de la représentation nationale.
Ousmane Sonko souligne par ailleurs que les principales orientations de l’accord devraient apparaître dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027, attendu à l’Assemblée nationale en octobre 2026.
Pour lui, le contenu de ces engagements devra donc faire l’objet d’un débat public et parlementaire.



