Le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), Anselme Coovi Amoussou, a salué l’évolution du dossier des Aspirants au métier d’enseignant (AME), tout en estimant que les mesures annoncées restent en deçà de la revendication initiale des organisations syndicales.
Invité lundi 14 septembre 2026 sur Radio Sèdohoun, il a qualifié l’intégration progressive annoncée à l’issue de la rencontre avec le chef de l’État de « petite avancée ». Selon lui, cette décision constitue un changement qualitatif pour les AME concernés et peut ouvrir une nouvelle étape dans le dialogue social.
Anselme Amoussou a rappelé que la revendication initiale des syndicats portait sur le reversement de l’ensemble des promotions d’AME dans la fonction publique. Le mécanisme annoncé prévoit plutôt un recrutement progressif, par vagues, avec un démarrage par la première promotion.
Le responsable syndical a toutefois souligné les avancées enregistrées au fil des années. Il a notamment rappelé que les AME sont passés d’une rémunération sur neuf mois à une rémunération sur douze mois et bénéficient désormais d’une déclaration au titre de la sécurité sociale. Le recrutement sur titre constitue, selon lui, une nouvelle étape importante.
Sur les garanties, le secrétaire général de la CSA-Bénin a expliqué qu’aucun nouveau mécanisme spécifique n’avait été négocié. Il a plutôt mis en avant l’engagement pris par le chef de l’État et la volonté du gouvernement de donner suite à cette revendication.
La CSA souhaite toutefois que les AME qui attendent encore leur recrutement bénéficient d’une amélioration de leurs conditions pendant la période précédant leur intégration. Elle demande également que les organisations syndicales soient associées aux prochaines étapes afin de contribuer à la définition des modalités de mise en œuvre.
Anselme Amoussou a annoncé un suivi syndical de l’opération. Les représentants des travailleurs devraient se préparer à participer aux différentes commissions qui pourraient être mises en place pour accompagner l’application des décisions gouvernementales.
Au-delà du dossier des AME, le responsable syndical a indiqué que la CSA-Bénin souhaite relancer le dialogue social institutionnel. Il a déclaré que le chef de l’État s’était engagé à porter cette question devant le prochain Conseil des ministres.
Selon lui, plusieurs autres dossiers restent en attente, notamment ceux liés aux libertés, au respect des engagements, aux licenciements sans paiement des droits et à la pauvreté. La CSA entend donc poursuivre les discussions avec le gouvernement afin de rechercher des solutions à ces préoccupations sociales.



