Les Québécois votent ce lundi 5 octobre pour élire les 127 députés de l’Assemblée nationale. Après 39 jours de campagne, le Parti québécois souverainiste arrive en tête des intentions de vote, mais aucun parti ne se détache nettement dans les sondages.
Le scrutin intervient après huit années de pouvoir de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui connaît un net recul dans les intentions de vote. Les enjeux du coût de la vie, de la santé et de l’avenir politique de la province ont dominé la campagne.
Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon recueille environ 30 % des intentions de vote dans les derniers sondages. Les libéraux et les conservateurs suivent, tandis que la CAQ se retrouve en difficulté. Québec solidaire cherche de son côté à conserver son électorat face à la progression du Parti conservateur d’Éric Duhaime.
Cinq formations peuvent ainsi peser dans les urnes, sans qu’une majorité claire ne se dégage. Cette fragmentation politique est présentée comme une situation inédite au Québec depuis près d’un demi-siècle.
Le Parti québécois défend un projet souverainiste et prévoit d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance du Québec après le mandat du président américain Donald Trump. Selon les derniers éléments rapportés par RFI, seuls 31 % des Québécois se disent toutefois prêts à voter en faveur de la séparation avec le Canada.
Les bureaux de vote sont ouverts ce lundi de 9h30 à 20h, heure locale, soit de 13h30 à minuit TU. Le scrutin se déroule dans 127 circonscriptions, avec un seul tour. Dans chaque circonscription, le candidat qui obtient le plus de voix est élu.
La dispersion des intentions de vote rend donc l’issue particulièrement incertaine. Quelques voix pourraient suffire à faire basculer certaines circonscriptions et déterminer, au terme du scrutin, la formation capable de constituer le prochain gouvernement du Québec.


