Le gouvernement nigérien a engagé une réforme du secteur de l’aviation civile. Le Conseil des ministres, réuni jeudi 10 septembre 2026 à Niamey, a adopté trois projets de textes relatifs au cadre juridique et institutionnel du secteur.
Le premier projet prévoit une refonte du Code de l’aviation civile, régi depuis 2010 par l’ordonnance n°2010-023 du 14 mai. Le gouvernement estime que ce texte ne répond plus aux évolutions du secteur et aux nouvelles exigences internationales.
La réforme prend notamment en compte les nouvelles annexes à la Convention relative à l’aviation civile internationale ainsi que les conventions internationales ratifiées par le Niger. Elle intègre aussi les orientations de l’UEMOA et les recommandations issues de plusieurs audits de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’UEMOA dans les domaines de la sécurité et de la sûreté.
Le deuxième projet d’ordonnance prévoit une nouvelle organisation de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Niger). Il prévoit notamment la création d’un conseil d’orientation et de contrôle ainsi que d’une direction générale.
Le texte renforce également le dispositif national de supervision de la sécurité et de la sûreté aériennes et précise les missions de l’ANAC-Niger, conformément aux recommandations formulées lors des audits de l’OACI et de l’UEMOA.
Le Conseil des ministres a aussi adopté un projet de décret relatif aux redevances portuaires et aéroportuaires sur les marchandises. Le texte habilite le Conseil nigérien des utilisateurs des transports publics (CNUT) à percevoir ces redevances et fixe la répartition des recettes et des pénalités entre le Trésor public, le CNUT et l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER).
Cette réforme intervient dans un contexte où les pays de la Confédération des États du Sahel cherchent à développer le transport aérien et à améliorer le désenclavement de la région. L’objectif affiché est de disposer d’un espace aérien « sûr, ordonné et efficace ».



