Le chef de l’armée israélienne, le Général Eyal Zamir, a réaffirmé mardi 25 août 2026 la détermination d’Israël à poursuivre la démilitarisation de la bande de Gaza et le désarmement du Hamas. Cette déclaration intervient alors que Washington intensifie ses efforts pour faire avancer un plan destiné à mettre fin au conflit.
En déplacement dans la bande de Gaza, Eyal Zamir a déclaré que l’armée israélienne ne renonçait pas à son objectif de démilitariser le territoire et de désarmer le Hamas. Il a également assuré que les forces israéliennes poursuivraient leurs opérations contre les membres et les dirigeants du mouvement palestinien.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 sous l’égide des États-Unis. La Défense civile de Gaza a fait état de trois nouveaux décès mardi, portant à huit le nombre de personnes tuées par des tirs israéliens au cours des deux derniers jours, dont deux enfants.
L’armée israélienne affirme de son côté poursuivre la traque des responsables de l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, événement qui avait déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Eyal Zamir considère cette opération comme une mission de longue durée et affirme que les forces israéliennes continueront d’empêcher le Hamas de reconstituer ses capacités militaires.
Parallèlement, les États-Unis tentent de faire progresser une feuille de route destinée à sortir le territoire de la guerre. Fin juillet, le Hamas avait accepté un plan prévoyant notamment son désarmement ainsi qu’un retrait de l’armée israélienne de Gaza.
Israël a toutefois rejeté cette proposition, exigeant un désarmement total et vérifiable du Hamas. Selon des médias israéliens, les opérations militaires auraient néanmoins été réduites ces derniers jours sous la pression de Washington.
L’émissaire américain Jared Kushner avait indiqué le 18 août, après un entretien avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, espérer que le processus de désarmement du Hamas puisse commencer dans un délai de 30 jours. Un général américain pourrait également être chargé de superviser cette opération.
Sur le terrain, la situation humanitaire reste particulièrement préoccupante. Israël contrôle actuellement plus de 60 % de la bande de Gaza, tandis que le territoire demeure profondément marqué par les destructions.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont jugées fiables par l’ONU, au moins 1 265 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve. Israël déplore pour sa part la mort de cinq soldats et d’un contractuel du ministère de la Défense.
Entre exigences sécuritaires israéliennes et pression diplomatique américaine, l’avenir du cessez-le-feu demeure donc incertain. La question du désarmement du Hamas apparaît comme l’un des principaux obstacles à une sortie durable de la guerre.



