Le président américain Donald Trump a alterné menaces et appels au dialogue avec l’Iran, mardi 22 septembre 2026, lors de son discours à la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York.
Devant les dirigeants du monde, Donald Trump a évoqué la possibilité d’un accord avec Téhéran, mais aussi celle d’une action militaire contre la République islamique. « J’ai une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l’Iran ? Est-ce que j’anéantis la République islamique ? », a-t-il déclaré.
Le président américain a toutefois estimé qu’un accord pourrait intervenir après les élections de mi-mandat prévues en novembre aux États-Unis. Il a aussi appelé les autorités iraniennes à prendre une décision avant qu’il ne soit trop tard.
Quelques heures plus tard, Donald Trump a annoncé la reprise des discussions entre Washington et Téhéran. Il a indiqué que les échanges avaient duré trois heures et qu’une nouvelle rencontre devait avoir lieu prochainement.
L’émissaire américain Steve Witkoff a confirmé la tenue de discussions avec la délégation iranienne par l’intermédiaire de médiateurs. Selon lui, les échanges ont porté sur plusieurs questions liées au conflit.
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a participé aux discussions. D’après la télévision d’État iranienne IRIB, Téhéran a posé plusieurs conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Elles comprennent la levée du blocus naval américain, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la fin de la guerre sur les différents fronts.
Dans son discours, Donald Trump a également défendu sa politique étrangère sous le slogan « l’Amérique d’abord ». Il a revendiqué plusieurs opérations américaines et déclaré que son administration avait obtenu des résultats sur plusieurs dossiers internationaux.
Le président américain a aussi averti que Washington utiliserait sa puissance militaire pour défendre ses intérêts en Amérique du Sud. Il a par ailleurs prédit une nouvelle fois la chute du gouvernement cubain. Des représentants de Cuba et d’Iran ont quitté la salle pendant son intervention.
Sur la guerre en Ukraine, Donald Trump a affirmé qu’un accord entre Moscou et Kyiv était « plus proche qu’on ne pense », sans fournir davantage de détails.
Le président américain a également évoqué l’accord conclu avec le Danemark et le Groenland sur la sécurité du territoire arctique. Il l’a présenté comme un succès pour les États-Unis, alors que le texte ne reprend pas son projet initial d’annexion du Groenland.
Le discours de Donald Trump a ainsi mêlé annonces diplomatiques, menaces militaires et défense des intérêts américains sur plusieurs dossiers internationaux.



