Banque mondiale : les capitaux privés mobilisés pour les pays en développement atteignent un record

Le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé 112 milliards de dollars de capitaux privés en faveur des économies en développement au cours de l’exercice 2026. Le montant était de 35 milliards de dollars en 2022.

Selon un communiqué publié jeudi 17 septembre 2026, cette progression porte à plus de 200 milliards de dollars le total des financements et ressources mobilisés dans les pays en développement, en incluant les engagements sur les fonds propres du Groupe.

La mobilisation a progressé dans plusieurs catégories de pays. Elle est passée de 14 à 37 milliards de dollars dans les pays à revenu intermédiaire inférieur et de 12 à 50 milliards dans ceux à revenu intermédiaire supérieur. En Afrique, elle a augmenté de 9 à 22 milliards de dollars.

Le Groupe de la Banque mondiale attribue ces résultats à plusieurs réformes engagées depuis trois ans pour faciliter la collaboration avec le secteur privé. L’institution a notamment simplifié ses procédures, renforcé la coordination entre ses branches consacrées aux secteurs public et privé et élargi ses instruments destinés aux investisseurs.

Les garanties ont également atteint un niveau inédit. Plus de 25 milliards de dollars ont été émises au cours de l’exercice 2026, soit un volume supérieur à l’objectif annuel de 20 milliards de dollars fixé pour 2030.

La Banque mondiale souligne par ailleurs l’importance du secteur privé face au défi de l’emploi. Quelque 1,2 milliard de jeunes devraient atteindre l’âge de travailler dans les économies en développement au cours des 10 à 15 prochaines années, alors qu’environ 420 millions d’emplois devraient être créés.

Pour répondre à cet enjeu, l’institution concentre son action sur les infrastructures et l’énergie, l’agro-industrie, la santé, le tourisme et l’industrie manufacturière à valeur ajoutée. Ces secteurs ont reçu 55 % du total des financements et capitaux mobilisés durant l’exercice 2026.

Le Groupe de la Banque mondiale entend désormais élargir la participation des investisseurs institutionnels afin d’orienter davantage de capitaux à long terme vers les économies en développement.

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