États-Unis : un toboggan d’évacuation retarde le décollage de l’avion qatari de Trump

Le nouvel avion présidentiel mis à la disposition de Donald Trump par le Qatar a connu un nouvel incident mercredi 9 septembre 2026. Le déploiement accidentel d’un toboggan d’évacuation a retardé son décollage depuis la base interarmées Andrews, dans le Maryland.

L’incident s’est produit avant le départ du président américain pour Dallas, où il devait participer à une convention républicaine. Un toboggan gonflable s’est déployé inopinément sur le Boeing, selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse.

Donald Trump, qui se trouvait encore sur le tarmac, a indiqué que les équipes procédaient à des vérifications sur le dispositif. La source a précisé que le déploiement résultait d’une erreur humaine commise par l’armée de l’air américaine, qui assure l’exploitation de l’appareil présidentiel.

L’incident intervient alors que la sécurité de cet avion fait régulièrement l’objet de questions. Interrogé sur la fiabilité de l’appareil, Donald Trump a assuré qu’il ne l’utiliserait pas s’il estimait qu’il présentait un danger.

Le président américain avait d’ailleurs été confronté à une situation particulière avec cet appareil en juillet, lors du sommet de l’OTAN en Turquie. Il avait initialement semblé vouloir embarquer à bord du Boeing qatari avant de changer d’avion au dernier moment, dans un contexte de préoccupations liées à sa sécurité.

Des travaux de sécurisation annoncés

Face aux interrogations persistantes, Donald Trump a récemment annoncé que des travaux destinés à renforcer la sécurité du nouvel appareil commenceraient en octobre. Leur durée devrait être plus longue que prévu.

Le Boeing a été offert l’année dernière par la famille royale qatarie, après les critiques de Donald Trump concernant l’état des deux anciens avions présidentiels, utilisés depuis 1990.

L’appareil, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, a suscité des interrogations sur les plans éthique et constitutionnel. Le don d’un avion aussi coûteux par un État étranger au président américain a notamment alimenté le débat sur les règles encadrant les cadeaux reçus par un chef d’État.

L’avion a déjà fait l’objet de travaux de réaménagement par l’armée américaine. Il doit servir d’appareil présidentiel temporaire en attendant la livraison de deux nouveaux Boeing prévue dans les prochaines années.

Donald Trump a par ailleurs indiqué qu’il envisageait de conserver le Boeing qatari pour son futur musée présidentiel.

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