Hier, en Conseil des ministres, le gouvernement béninois a autorisé la mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs. Cette première étape sera consacrée aux producteurs de maïs.
Le programme repose sur trois axes : l’amélioration de la productivité agricole, la sécurisation des revenus et l’accès progressif des producteurs à des mécanismes de protection sociale.
Pour accroître les rendements, les agriculteurs bénéficieront notamment de semences hybrides à haut rendement, d’engrais, de produits phytosanitaires et d’amendements de sols. Le dispositif comprend aussi des services de mécanisation, un conseil agricole renforcé et un suivi numérique des exploitations.
La sécurisation des revenus reposera sur le Mécanisme national d’agrégation et de régulation des productions vivrières. Celui-ci doit faciliter l’écoulement des récoltes et permettre aux producteurs de mieux valoriser les gains de productivité.
Le volet social prévoit une assurance maladie couvrant jusqu’à six personnes par ménage, soit deux adultes et quatre enfants. Un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme est également prévu. La prime annuelle individuelle d’assurance maladie sera avancée par le programme, puis remboursée à partir d’une fraction de la production.
La phase pilote sera déployée durant la petite saison des pluies de 2026. Elle concernera 2.000 producteurs, avec une superficie moyenne de 1,5 hectare par exploitant, soit environ 3.000 hectares au total.
Une plateforme numérique permettra d’identifier et de géolocaliser les producteurs et leurs parcelles, ainsi que de suivre les opérations culturales, les intrants et les rendements.
Les résultats de cette phase doivent servir à évaluer le modèle avant une éventuelle extension à d’autres filières et zones agroécologiques.



