Les États-Unis et l’Iran poursuivent leurs échanges par l’intermédiaire de pays médiateurs, malgré les tensions persistantes entre les deux parties. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a confirmé que des messages continuaient de circuler notamment par le biais du Pakistan et du Qatar.
Dans un entretien accordé au radiodiffuseur autrichien ORF, cité par les médias iraniens, le responsable iranien a estimé qu’un dialogue direct nécessitait d’abord la création d’un « terrain propice ». Selon lui, les actions américaines ont compromis les conditions nécessaires à la poursuite des discussions.
Esmaeil Baghaei a accusé Washington d’avoir violé plusieurs engagements prévus dans le protocole d’accord conclu entre les deux pays. Il a affirmé que la priorité de l’Iran restait la défense de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et la protection de sa population face aux attaques qu’il attribue aux États-Unis.
L’accord signé le 18 juin prévoyait l’ouverture de négociations dans un délai de 60 jours afin de parvenir à un règlement définitif. Cependant, la reprise des affrontements entre les deux pays au cours des dernières semaines a rendu l’avenir de ces discussions incertain.
Malgré cette situation, les canaux diplomatiques indirects restent actifs avec l’implication de plusieurs médiateurs, notamment le Pakistan et le Qatar, qui tentent de maintenir un contact entre Washington et Téhéran.



