CAN 2032 : « C’est d’abord une opportunité pour nous de démontrer que cet espace commun est là pour nous permettre toutes sortes de développement », affirme Issaka Adamou sur la candidature commune Niger-Burkina Faso-Mali

Le président de la Fédération nigérienne de football (Fenifoot), Issaka Adamou, a apporté dimanche 27 juillet 2026 des précisions sur la candidature commune du Niger, du Burkina Faso et du Mali pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032.

Lors d’un point de presse organisé à Niamey, le responsable du football nigérien a confirmé que la Confédération africaine de football (CAF) a bien reçu l’expression d’intérêt des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Selon lui, un courrier officiel transmis par la CAF le 16 juillet 2026 a confirmé la conformité de cette déclaration de candidature avec les règles de l’instance africaine. Cette validation permet désormais aux trois pays de poursuivre le processus officiel d’attribution de la compétition.

« C’est officiel, et c’est maintenant que le processus va commencer », a déclaré Issaka Adamou, précisant que le dépôt du dossier complet devra intervenir avant le 21 août 2026. Les trois pays disposent donc de quelques semaines pour finaliser leur candidature.

Le président de la Fenifoot a également indiqué avoir échangé avec le président de la CAF, Patrice Motsepe, qui aurait apprécié le sérieux de cette démarche. Selon Issaka Adamou, le dirigeant de l’instance africaine a encouragé les porteurs du projet à poursuivre leurs efforts.

Une candidature portée comme un projet de développement régional

Pour Issaka Adamou, cette candidature dépasse le cadre sportif. Elle représente une occasion de mettre en valeur l’espace commun formé par le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

« C’est d’abord une opportunité pour nous de démontrer que cet espace commun est là pour nous permettre toutes sortes de développement », a-t-il expliqué.

Face aux critiques concernant le manque d’infrastructures sportives dans les trois pays, le président de la Fenifoot a reconnu que des efforts importants restent nécessaires, mais estime que l’échéance de 2032 laisse suffisamment de temps pour relever le défi.

Il a rappelé que l’organisation d’une CAN nécessite notamment six stades homologués. À ce jour, le Mali disposerait déjà de deux terrains répondant aux normes, tandis que le Burkina Faso possède un stade homologué et travaille à la construction d’un second.

Au Niger, Issaka Adamou a annoncé la rénovation prévue du stade Général Seyni Kountché entre 2026 et 2027, ainsi que la construction d’une nouvelle enceinte sportive à l’horizon 2028-2031.

La question sécuritaire au cœur des débats

Concernant les inquiétudes liées à la situation sécuritaire dans l’espace AES, le président de la Fenifoot a reconnu l’existence de défis, tout en affirmant sa confiance dans les efforts des autorités des trois pays.

« Tous les jours que Dieu fait, nos autorités sont en train de travailler pour résoudre ce problème de sécurité », a-t-il déclaré, estimant que la situation pourrait être améliorée avant la tenue de la compétition.

Il a également rappelé que la candidature de l’AES n’est pas automatiquement retenue et qu’elle devra faire face à d’autres prétendants. Le Sénégal, l’Égypte et la Guinée figurent notamment parmi les pays intéressés par l’organisation de la CAN 2032.

Pour Issaka Adamou, la candidature commune du Niger, du Burkina Faso et du Mali constitue une compétition ouverte qui nécessitera un travail important pour convaincre la CAF.

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