Le Gouvernement béninois veut garantir la continuité du mécanisme de prise en charge des urgences sanitaires afin qu’aucun citoyen ne soit privé de soins faute de moyens immédiats. C’est le message porté jeudi 11 juin 2026 par le ministre porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji. Au cours de cette intervention, il a expliqué que cette mesure sociale repose sur un principe clair : sauver des vies avant de réclamer le paiement des soins. L’ambition affichée est de construire un dispositif durable capable de bénéficier aux générations actuelles et futures.
Les autorités ont insisté sur le fait que les agents de santé ne seront pas transformés en agents de recouvrement. Les centres de santé conserveront leur mission principale, celle d’assurer les soins aux patients. Une structure distincte sera mise en place pour gérer les opérations de recouvrement auprès des bénéficiaires qui, après leur prise en charge, devront régler les frais lorsqu’ils disposent des capacités financières nécessaires.
Le gouvernement reconnaît cependant les risques liés au fonctionnement du dispositif. Certains bénéficiaires pourraient être tentés de ne pas honorer leurs engagements après avoir reçu des soins. Pour prévenir une telle situation, le ministre de la Santé et ses collaborateurs travaillent à définir des mécanismes adaptés afin d’assurer le suivi et le recouvrement des ressources engagées.
L’exécutif indique avoir anticipé cette éventualité. Il prévoit d’intervenir financièrement chaque fois que cela sera nécessaire afin d’éviter toute interruption du programme. L’objectif est de garantir que les formations sanitaires disposent en permanence des ressources indispensables pour continuer à fournir les soins d’urgence.
Au-delà des aspects techniques, le Gouvernement a lancé un appel au sens civique des populations. Selon les explications apportées, une urgence vitale peut concerner n’importe quel citoyen, indépendamment de sa situation sociale ou de son lieu de résidence. Une personne disposant de ressources financières mais incapable de les mobiliser au moment de l’urgence doit pouvoir être prise en charge immédiatement avant de régulariser sa situation après les soins.
Le ministre invite ainsi les citoyens qui en ont les moyens à s’acquitter volontairement des frais engagés afin de préserver l’efficacité du mécanisme et permettre sa continuité dans le temps.
Le gouvernement a également rappelé que les personnes vivant dans l’extrême pauvreté bénéficient déjà du programme ARCH (Assurance pour le renforcement du capital humain). Dans ce cadre, les soins de santé sont entièrement pris en charge par l’État pour les plus démunis, tandis que les personnes classées parmi les pauvres bénéficient d’une couverture à hauteur de 50 %.



