Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé, mardi 6 octobre 2026, le retrait de ses forces de Kidal, dans le nord du Mali. Le mouvement présente cette décision comme un « repli stratégique et maîtrisé ».
Dans un communiqué signé par son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, le FLA explique ce choix par les risques qui pèseraient sur les populations civiles encore présentes dans la ville.
Le mouvement affirme que des opérations aériennes menées par les forces russes de l’Africa Corps et les Forces armées maliennes (FAMa) auraient provoqué des dégâts importants sur des infrastructures publiques et civiles.
Selon le FLA, une évaluation de la situation opérationnelle et tactique a précédé la décision. Le retrait vise, d’après le communiqué, à préserver les vies humaines tout en maintenant les capacités humaines et logistiques du mouvement.
Le groupe affirme que ses forces ont quitté Kidal de manière organisée, sans affrontement terrestre direct avec les forces adverses.
Le FLA précise que ce retrait est temporaire et ne signifie pas l’abandon de ses revendications politiques. Il réaffirme sa volonté de poursuivre son combat en faveur d’une solution à la question de l’Azawad, qu’il souhaite conforme aux aspirations des populations de la région.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le nord du Mali. Plus tôt dans la journée, l’état-major malien avait annoncé le lancement d’opérations aéroterrestres d’envergure dans la région de Kidal par les FAMa, avec l’appui de leurs partenaires russes, dans le cadre de la réadaptation du dispositif de l’opération Dougoukoloko.
Le FLA assure que ses forces restent mobilisées et réaffirme son appel à une issue politique à la crise de l’Azawad.


