La 5ᵉ édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) a été officiellement lancée mardi 15 septembre 2026 à Bamako. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, en présence de membres du Gouvernement, de responsables des institutions, de représentants du corps diplomatique et de plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la paix et de la cohésion nationale.
Cette édition est placée sous le thème : « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour la paix au sein de l’AES et de la sous-région ».
À travers ce thème, les organisateurs veulent mettre en avant le rôle de l’éducation et de la culture dans la consolidation de la paix, le renforcement du vivre-ensemble et la construction d’une citoyenneté fondée sur la responsabilité, la solidarité et la cohésion.
Dans son discours prononcé au nom du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a présenté la réconciliation nationale comme un processus collectif et continu. Il a notamment insisté sur son enracinement dans la famille, l’école, les quartiers, les villages et les communes.
« La réconciliation ne se décrète pas. Elle ne saurait se réduire à des cérémonies ou à des discours. Elle se construit. Elle se vit. Elle se transmet », a-t-il déclaré.
Le chef du Gouvernement a également souligné la complémentarité entre l’éducation, la culture et la réconciliation. Selon lui, l’éducation doit contribuer à former des citoyens responsables, tandis que la culture permet de préserver la mémoire collective et de valoriser les héritages communs. La réconciliation doit, pour sa part, favoriser la restauration de la confiance et le dépassement des fractures sociales.
La SENARE 2026 doit ainsi servir de cadre de dialogue, de sensibilisation et de mobilisation autour de la paix et de la cohésion nationale. Les activités visent notamment à promouvoir une citoyenneté résiliente et à renforcer la participation des citoyens à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix.
L’initiative s’inscrit également dans une perspective plus large, avec un accent mis sur la paix et la cohésion au Mali, au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et dans la sous-région.
À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les efforts en faveur de la paix, de la réconciliation et de l’unité nationale, avant de déclarer officiellement ouvertes les activités de cette 5ᵉ édition.



