Une rupture sentimentale a pris une tournure judiciaire en Côte d’Ivoire. Un homme est poursuivi après avoir diffusé des vidéos intimes de son ancienne compagne dans son groupe WhatsApp professionnel, sur fond de jalousie et de ressentiment.
K.A.E et O. N.J se rencontrent sur les réseaux sociaux. Leurs échanges se poursuivent sur WhatsApp et débouchent progressivement sur une relation amoureuse. Les deux partenaires finissent par se rencontrer et partagent plusieurs moments d’intimité.
Selon les éléments de l’enquête, O. N.J aurait enregistré certains de ces moments sans que K.A.E en soit informée.
Pendant plusieurs mois, leur relation se poursuit avant de se détériorer. Les tensions s’accumulent et le couple finit par se séparer. Mais la rupture est difficilement acceptée par O. N.J.
L’homme continue de s’intéresser à la vie de son ancienne compagne. La situation s’envenime lorsqu’il apprend qu’elle entretient une relation avec l’un de ses collègues.
Quelque temps plus tard, K.A.E est alertée par plusieurs collègues. Une vidéo intime la concernant circule dans un groupe WhatsApp professionnel. Elle affirme n’avoir jamais autorisé la diffusion de ces images.
La jeune femme saisit alors la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) afin de dénoncer les faits et d’identifier leur auteur.
Les investigations conduisent à l’interpellation de O. N.J. Entendu par les enquêteurs, il reconnaît avoir diffusé les contenus. Il explique avoir agi sous l’effet de la jalousie et de la colère provoquées par la rupture et la nouvelle relation de son ancienne compagne.
Selon les éléments de la procédure, il aurait accédé au compte WhatsApp de K.A.E avant de publier les vidéos intimes dans son groupe professionnel. Il aurait également transmis certains contenus au directeur de la victime.
Face aux enquêteurs, O. N.J exprime des regrets et présente ses excuses à son ancienne compagne.
Le dossier est finalement présenté au parquet pour des faits d’enregistrement illégal et de publication de données à caractère sexuel au moyen d’un système d’information, en violation des dispositions de la loi ivoirienne n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.


