Mali : le gouvernement réforme le statut des villages, fractions et quartiers

Le gouvernement malien engage une réforme de l’administration locale avec l’adoption d’un projet d’ordonnance portant statut des villages, fractions et quartiers. Approuvée lors du Conseil des ministres du 24 juillet 2026, cette mesure vise à corriger les difficultés constatées dans l’application de la loi de 2006 et à renforcer le fonctionnement de ces entités administratives de base.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, plusieurs insuffisances ont été relevées au fil des années, notamment les blocages récurrents dans la désignation et la nomination des chefs de village, de fraction ou de quartier. Ces situations étaient principalement liées à des divergences entre les conseillers sur l’interprétation des coutumes et traditions locales.

Pour remédier à ces difficultés, le gouvernement a adopté un texte qui introduit plusieurs innovations. Désormais, les conditions de désignation et d’exercice des chefs de village, de fraction et de quartier ainsi que de leurs conseillers seront directement fondées sur les coutumes et traditions propres à chaque localité. Le projet supprime également le mandat des conseils et consacre l’obligation d’impartialité des chefs de ces entités administratives.

La réforme définit en outre les incompatibilités avec la fonction de chef de village, formalise le « cahier de recensement » servant à la délivrance des carnets de famille et supprime l’avis consultatif du conseil communal dans certaines procédures. Elle normalise également la base juridique autorisant les chefs de village, de fraction et de quartier à hisser l’emblème national à leur domicile et à porter un insigne distinctif.

Le texte prévoit aussi la possibilité pour plusieurs villages, fractions ou quartiers de se regrouper en secteurs afin de mieux coordonner leurs activités. Il fixe enfin les conditions de transfert et de changement de nom de ces entités administratives.

À travers cette réforme, les autorités maliennes ambitionnent de moderniser la gouvernance locale, de limiter les conflits liés à la désignation des autorités traditionnelles et d’améliorer le fonctionnement des structures administratives de proximité.

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