La police de la région du Haut-Est du Ghana a interpellé trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle de jeunes femmes dans la localité minière de Gbane, située dans le district de Talensi.
Les personnes arrêtées sont accusées d’avoir attiré de jeunes Nigérianes au Ghana à l’aide de fausses promesses avant de les contraindre à se prostituer sur les sites d’exploitation minière de la région.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’une des suspectes aurait approché une jeune femme au Nigeria en lui promettant une carrière dans l’industrie cinématographique ghanéenne en raison de son apparence physique. Convaincue par cette proposition, la victime a accepté de se rendre au Ghana dans l’espoir de réaliser ce projet.
Une fois arrivée dans le pays, la promesse n’aurait jamais été tenue. La jeune femme aurait été conduite dans la zone minière de Gbane-Tongo où elle aurait été forcée à se prostituer. Elle devait reverser quotidiennement la somme de 400 cédis ghanéens à celle présentée comme sa responsable.
L’affaire a pris une tournure encore plus grave après la naissance de l’enfant de la victime le 26 juin 2026. D’après les enquêteurs, deux des suspects auraient tenté de persuader la jeune mère de céder son bébé à une tierce personne contre une somme de 20 000 cédis ghanéens.
Les perquisitions menées au domicile de la principale suspecte ont permis aux forces de l’ordre de saisir plusieurs carnets contenant des enregistrements liés aux activités du réseau ainsi que 265 préservatifs non utilisés.
Au total, quatre jeunes femmes âgées de 18 à 20 ans ont été secourues au cours de l’opération policière.
Les trois suspects sont actuellement en garde à vue et devraient être présentés prochainement devant la justice tandis que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels autres complices.



