Près de huit électeurs algériens sur dix ne se sont pas rendus aux urnes à l’occasion des élections législatives du 2 juillet 2026. Les résultats définitifs publiés le 6 juillet par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) font état d’un taux de participation de seulement 21,24 %, contre 23 % en 2021. L’abstention s’établit ainsi à un niveau historique de 78,76 %.
Malgré cette faible mobilisation, le Front de libération nationale (FLN), formation historique et proche du pouvoir, conserve sa position dominante à l’Assemblée populaire nationale avec 90 sièges, selon les chiffres communiqués par le président par intérim de l’Anie, Karim Khelfane.
Les autorités avaient pourtant décidé de prolonger d’une heure l’ouverture des bureaux de vote afin d’encourager les électeurs à participer. Cette mesure n’a toutefois pas permis d’inverser la tendance.
La campagne électorale s’est déroulée dans un contexte marqué par une faible mobilisation politique, la tenue de la Coupe du monde de football et de fortes chaleurs dans plusieurs régions du pays, des facteurs qui ont contribué à limiter l’affluence dans les bureaux de vote.
Réagissant aux résultats, Karim Khelfane a estimé que le phénomène de l’abstention « n’est pas une spécificité algérienne », en rappelant que plusieurs démocraties à travers le monde enregistrent également des taux de participation relativement faibles. Il a, par ailleurs, salué le déroulement d’un scrutin qu’il a qualifié de transparent.


