Togo : le Gouvernement dévoile les causes des délestages et accélère sa stratégie énergétique

Face aux préoccupations des députés sur la multiplication des délestages, le gouvernement togolais a apporté des explications devant l’Assemblée nationale et présenté les mesures engagées pour renforcer durablement l’approvisionnement électrique du pays.

Le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières a expliqué que les perturbations actuelles sont principalement liées à la forte baisse des importations d’électricité en provenance du Ghana et du Nigeria. Alors que les besoins du pays atteignent près de 360 mégawatts aux heures de pointe, la production nationale couvre seulement environ 180 mégawatts, créant ainsi un important déficit énergétique.

Le gouvernement distingue toutefois les délestages dus au manque de puissance disponible des coupures techniques provoquées par des incidents sur le réseau, des travaux de maintenance ou encore des intempéries. Les fortes chaleurs enregistrées ces derniers mois contribuent également à une hausse de la consommation électrique.

Pour répondre à cette situation, plusieurs mesures d’urgence ont été engagées. Un premier groupe de production de 20 mégawatts est déjà opérationnel et un second équipement de même capacité sera bientôt mis en service. Des discussions sont également en cours avec les fournisseurs d’électricité et de gaz afin de sécuriser davantage les approvisionnements du pays.

Parallèlement, l’exécutif poursuit le développement des énergies renouvelables avec la mise en service prochaine de la centrale solaire de Dapaong, dotée d’une capacité de 25 mégawatts-crête et d’un système de stockage de 40 mégawattheures.

À plus long terme, le gouvernement mise sur le programme « Togo Horizon 2030 » pour renforcer sa souveraineté énergétique. Le projet prévoit notamment la construction d’une centrale thermique de 120 mégawatts à Lomé ainsi que le développement de plusieurs infrastructures solaires à Sokodé, Awandjélo et Blitta.

Un projet hydroélectrique à Kpimé figure également parmi les priorités afin d’augmenter significativement les capacités nationales de production. À terme, les capacités solaires du pays devraient atteindre près de 400 mégawatts-crête.

Les autorités entendent également moderniser le réseau électrique national et déployer des batteries de grande capacité afin de réduire les microcoupures et d’améliorer la stabilité de l’alimentation, notamment dans les zones industrielles et administratives.

Saluant les explications fournies par le gouvernement, les députés ont appelé à une accélération des investissements dans le secteur énergétique afin de garantir aux populations et aux entreprises un accès fiable et durable à l’électricité.

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