Sénégal : Ousmane Sonko s’exprime sur ses tensions politiques et son avenir sur RFI et France 24

Ousmane Sonko est, lundi quinze juin, l’invité de Radio France Internationale et de France 24. Moins d’un mois après son départ de la Primature et son élection à la tête de l’Assemblée nationale, il a abordé plusieurs sujets politiques majeurs. Il est revenu sur sa relation avec le président Bassirou Diomaye Faye, ses désaccords internes au sein du Pastef, la gestion de la dette publique et les perspectives électorales de 2029.

Sur les tensions entre les deux dirigeants, il rejette toute idée de rupture dangereuse pour le pays. Il estime que les divergences politiques ne doivent pas fragiliser le Sénégal. Il affirme que le pays reste au-dessus des désaccords entre responsables politiques.

Concernant son départ du gouvernement, il dit ne pas y voir un tournant décisif de sa carrière. Il replace cet épisode dans une trajectoire politique plus large et insiste sur la continuité de son engagement au sein des institutions, notamment à l’Assemblée nationale.

Au sujet des accusations de “trahison” évoquées dans le débat politique, il refuse d’employer ce terme. Il considère que la question relève du respect des engagements pris devant le peuple sénégalais. Il laisse aux instances du Pastef la responsabilité d’éventuelles décisions internes.

Sur la possibilité de censure du gouvernement, il précise qu’il n’existe aucun soutien automatique à l’exécutif. Il affirme que l’Assemblée nationale utilisera ses prérogatives si la situation l’exige, tout en privilégiant la stabilité institutionnelle.

Concernant la dette publique, il défend la ligne adoptée lorsqu’il était à la tête du gouvernement. Il estime qu’une restructuration doit répondre aux intérêts du pays et rejette toute solution qu’il juge défavorable au Sénégal. Il évoque également la question de la dette dite “odieuse”, qu’il souhaite voir discutée sur le plan politique et institutionnel.

Sur la crise universitaire et la mort d’un étudiant, il reconnaît une enquête en cours. Il admet toutefois qu’un usage disproportionné de la force a pu être constaté sur certaines images, tout en rappelant que les conclusions de l’instruction restent attendues.

Concernant la loi sur l’homosexualité, il défend la souveraineté législative du Sénégal. Il rappelle que cette disposition existe depuis plusieurs décennies et affirme que le pays n’a pas à justifier ses choix juridiques à l’extérieur.

Sur la présidentielle de 2029, il juge le débat prématuré. Il renvoie la décision à son parti et refuse de se positionner dès maintenant sur une candidature.

Enfin, à propos du match Sénégal-France au Mondial 2026, il affirme souhaiter une victoire sénégalaise. Il ajoute que cette rencontre dépasse le sport et renvoie, selon lui, à des questions plus larges sur les relations entre l’Afrique et l’Occident.

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