Royaume-Uni : Keir Starmer prépare un durcissement des règles pour protéger les mineurs en ligne

 

Le Premier ministre britannique Keir Starmer doit présenter ce lundi de nouvelles mesures destinées à renforcer la protection des enfants sur Internet. Le gouvernement promet des actions « audacieuses » face aux risques liés aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques.

Selon plusieurs médias britanniques, l’exécutif envisagerait notamment d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, à l’image de ce qui existe déjà en Australie. Cette restriction pourrait également concerner certains agents conversationnels d’intelligence artificielle ainsi que les échanges avec des inconnus sur les plateformes de jeux vidéo.

Dans un communiqué, Keir Starmer a estimé que la protection des enfants en ligne constitue « l’un des plus grands débats de notre époque ». Il a affirmé vouloir mettre fin à « un système qui laisse tomber nos enfants » et offrir aux jeunes de meilleures garanties de sécurité.

Cette réflexion s’appuie sur une vaste consultation nationale lancée en janvier. Plus de 116 000 contributions ont été recueillies. Selon les résultats communiqués par Downing Street, 83 % des parents estiment que les risques des réseaux sociaux dépassent leurs bénéfices pour les enfants, tandis que 91 % soutiennent l’instauration d’un âge minimum de 16 ans.

La ministre de la Culture, Lisa Nandy, a toutefois souligné qu’une interdiction seule ne constituerait pas une solution suffisante et qu’elle devrait s’inscrire dans un ensemble plus large de mesures.

Début juin, le gouvernement britannique avait déjà demandé aux géants technologiques comme Apple et Google de mettre en place sous trois mois des outils empêchant les mineurs d’envoyer ou de recevoir des images à caractère sexuel. À défaut, Londres a prévenu qu’une législation spécifique pourrait être adoptée.

Le débat reste toutefois sensible au Royaume-Uni, où certaines familles et associations voient dans cette mesure une protection nécessaire, tandis que d’autres privilégient davantage l’éducation numérique et l’accompagnement des jeunes plutôt qu’une interdiction générale.

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