L’Organisation des Nations unies a averti que la crise alimentaire continue de s’aggraver dans la Bande de Gaza, où des millions de personnes rencontrent de grandes difficultés pour accéder à une alimentation suffisante.
Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que 2,1 millions de personnes vivent désormais sur moins de la moitié du territoire de Gaza, selon des données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.
Cette situation limite l’accès des habitants aux terres agricoles, aux ressources alimentaires et à plusieurs infrastructures essentielles. Les populations ne peuvent pas non plus rejoindre l’étranger ou la Cisjordanie pour bénéficier de soins spécialisés.
L’ONU précise que les évacuations médicales restent insuffisantes face aux besoins recensés dans l’enclave palestinienne.
Selon le Programme alimentaire mondial, plus de 1,6 million de personnes reçoivent chaque mois une aide alimentaire sous forme de colis, de repas chauds, de pain ou d’assistance financière. Les organisations humanitaires assurent également la distribution quotidienne d’environ 1,1 million de repas grâce à plus de 120 cuisines communautaires.
Malgré ces opérations, la faim demeure très élevée dans le territoire. Stéphane Dujarric a affirmé qu’une famille sur cinq ne consomme qu’un seul repas par jour, tandis que les produits frais restent hors de portée pour une grande partie des habitants.
Le responsable onusien a aussi reconnu l’absence d’amélioration notable malgré les alertes répétées adressées aux autorités israéliennes et américaines. Il a indiqué que les équipes humanitaires sur le terrain constatent chaque jour l’ampleur des besoins sans obtenir les moyens nécessaires pour y répondre.
Depuis octobre 2023, la guerre dans la Bande de Gaza a provoqué des dizaines de milliers de morts et de blessés palestiniens, selon les chiffres relayés par l’ONU. Malgré l’accord de cessez-le-feu annoncé en octobre, les violences et le blocus se poursuivent dans l’enclave.



