L’activiste Kémi Séba comparaît ce lundi 20 avril devant un tribunal de Pretoria. Cette audience doit éclairer une affaire qui mêle soupçons de migration clandestine, statut administratif et éventuelle extradition. Interpellé le 13 avril avec son fils et un ressortissant sud-africain, il est soupçonné d’implication dans un réseau de passages illégaux vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo, avec un projet de rejoindre l’Europe. Les forces de l’ordre ont saisi des téléphones portables et une importante somme d’argent.
Les trois suspects ont été présentés une première fois devant le tribunal de première instance de Brooklyn le 15 avril. La justice a ordonné leur placement en détention provisoire avant de fixer une nouvelle audience à cette date.
Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary Yaou Sangaré, affirme que l’activiste détient un passeport diplomatique valide. Il précise que la mission nigérienne à Pretoria a été sollicitée pour vérifier ce document. Selon les informations transmises à Niamey, la détention s’explique par un dépassement de séjour sur le territoire sud-africain.
Par ailleurs, l’unité spécialisée Hawks, avec l’appui d’Interpol, indique que Kémi Séba est recherché au Bénin pour des faits liés à des atteintes contre l’État. Les autorités sud-africaines évoquent une procédure d’extradition vers Cotonou. ette audience apparaît déterminante pour préciser la suite judiciaire du dossier. A suivre !



