Le ministre nigérien des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré confirme que l’activiste Kémi Séba dispose d’un passeport diplomatique délivré par le Niger. Il apporte ces précisions à Lomé, en marge d’une rencontre stratégique consacrée au Sahel, hier, samedi 18 avril.
Selon lui, la mission diplomatique nigérienne à Pretoria a été saisie par la police locale pour vérifier l’authenticité du document. Les autorités sud-africaines évoquent un dépassement de séjour comme motif de l’interpellation. Le chef de la diplomatie nigérienne indique que l’audience judiciaire, initialement prévue en milieu de semaine, se tiendra finalement le 20 avril. Il précise qu’aucune notification officielle d’extradition n’a été transmise à son pays, tout en admettant que le dossier peut évoluer.
D’après la police sud-africaine, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, son fils Khonsou Séba Capo Chichi et un ressortissant nommé François van der Merwe ont été arrêtés le 13 avril dans un centre commercial de Pretoria. Les enquêteurs soupçonnent une tentative de passage illégal vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo, avec l’objectif de rejoindre l’Europe. Les forces de l’ordre ont saisi des téléphones et une importante somme d’argent en espèces.
Les trois mis en cause ont comparu le 15 avril devant un tribunal de première instance de Pretoria. La justice a ordonné leur placement en détention provisoire jusqu’à la prochaine audience.
Parallèlement, l’unité sud-africaine spécialisée Hawks, appuyée par Interpol, indique que Kémi Séba fait l’objet de recherches au Bénin pour des faits liés à des atteintes contre l’État. Les autorités sud-africaines évoquent une procédure d’extradition vers Cotonou.



