La France et le Royaume-Uni coprésident une conférence internationale réunissant une trentaine d’États afin de définir les contours d’une mission navale « purement défensive » dans le détroit d’Ormuz. Cette initiative, portée notamment par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, vise à garantir la liberté de navigation dans une zone stratégique du commerce mondial.
Selon les organisateurs, la mission s’inscrit dans un cadre multilatéral associant des pays d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie et d’autres régions, avec la participation de plusieurs dirigeants comme le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni.
L’objectif affiché est de mettre en place une présence maritime de sécurisation sans caractère offensif. Les autorités françaises insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une opération militaire de guerre, mais d’un dispositif destiné à protéger la navigation internationale.
Cette initiative intervient dans un contexte de tensions dans la région du détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport des hydrocarbures. Plusieurs restrictions et blocages ont récemment perturbé la circulation des navires, alimentant les inquiétudes sur la stabilité du trafic maritime mondial.
L’initiative franco-britannique, présentée comme une « troisième voie » diplomatique entre les positions des États-Unis et de l’Iran, reste encore en phase de définition, notamment sur ses modalités opérationnelles et sa mise en œuvre concrète.


