
Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est également prononcé sur les perspectives de participation à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. S’exprimant dans l’émission Focus sur Bénin TV, il a indiqué ne pas s’attendre à une rupture majeure par rapport au taux enregistré lors des législatives du 11 janvier 2025.
Selon lui, les conditions politiques actuelles laissent présager un niveau de mobilisation comparable, avec toutefois des variations possibles à la hausse comme à la baisse. Il estime que le contexte électoral de la présidentielle diffère sensiblement de celui des législatives, notamment en raison de la configuration de l’opposition.
Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que deux partis d’opposition étaient en lice lors des législatives, Les Démocrates et la FCBE. À l’inverse, pour la présidentielle, un seul parti d’opposition a réussi à qualifier son duo. Cette situation pourrait, selon lui, avoir un impact direct sur le comportement électoral d’une partie des citoyens.
Il évoque en particulier les quelque quatre cent mille électeurs ayant voté pour Les Démocrates aux législatives. Une frange de cet électorat pourrait choisir de ne pas se déplacer le jour du scrutin présidentiel, faute de candidat clairement identifié à soutenir. D’autres, en revanche, pourraient décider de voter malgré tout, ce qui rend toute projection définitive incertaine.
Le porte-parole du gouvernement souligne que cette éventuelle démobilisation partielle pourrait entraîner une légère baisse du taux de participation, surtout si les partis politiques ne parviennent pas, d’ici au scrutin, à intensifier la mobilisation sur le terrain. Il insiste sur le rôle central du travail de proximité dans la capacité à faire sortir les électeurs le jour du vote.
Pour autant, Wilfried Léandre Houngbédji n’exclut pas un scénario inverse. Il estime possible que la participation soit équivalente à celle du 11 janvier, voire légèrement supérieure, si les dynamiques politiques et les campagnes parviennent à susciter un regain d’intérêt au sein de l’électorat.
Le porte-parole du gouvernement table sur un taux de participation relativement stable, oscillant autour de celui observé lors des dernières législatives. Une projection prudente qui, selon lui, reflète les réalités actuelles du champ politique et les logiques de mobilisation électorale au Bénin.



