Dans un contexte sociopolitique marqué par la prolifération de rumeurs et de fake news, l’ancien Secrétaire général de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Benin, Julien Pierre Akpaki, a souligné hier, lundi 10 novembre 2025 sur Radio Sêdohoun, l’importance d’un journalisme responsable et éthique.
Intervenant dans le JP de la mi-journée, il a insisté sur le fait que les citoyens ne peuvent se permettre de dire tout et n’importe quoi sur les antennes. « Même si un auditeur a droit à la parole, ce droit est encadré par des textes juridiques. Le journaliste doit ramener les participants sur les principes éthiques et juridiques », a-t-il expliqué. Selon lui, la sélection des interventions est essentielle, même pour les émissions interactives, afin d’éviter la diffusion de propos diffamatoires, injurieux ou non conformes au cadre légal.
Julien Pierre Akpaki a également appelé à une éducation à la citoyenneté pour les auditeurs et téléspectateurs, afin que leurs interventions soient constructives, respectueuses et centrées sur les idées plutôt que sur les personnes. Il a recommandé que les médias mettent en place des comités de management pour filtrer et encadrer les interventions, particulièrement en période préélectorale et électorale.
L’ancien Secrétaire général a rappelé la responsabilité principale des journalistes et des organes de diffusion : « Ce n’est pas l’auditeur qui est en première ligne, mais le journaliste et l’organe qui diffuse. Les conséquences légales, allant jusqu’à des amendes ou des peines d’emprisonnement, incombent à ceux qui ne respectent pas le cadre juridique ».
Enfin, Julien Pierre Akpaki a insisté sur le rôle de la radio et de la télévision comme outils de diffusion responsables, et non comme « des poubelles ou des bazookas » alimentant les divisions et les tensions. Il a appelé à éviter les blagues déconcertantes et les affabulations, pour que les médias contribuent à la paix, la cohésion sociale et le renforcement de la démocratie.





