La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a confirmé la destitution du président Yoon Suk-yeoll ce vendredi. Cette décision met un terme définitif à son mandat. La décision a été rendue à l’unanimité par les juges, qui ont estimé que l’instauration de la loi martiale en décembre dernier constituait une violation grave des principes démocratiques et de l’État de droit.
Selon la Cour, le PR Yoon a non seulement proclamé la loi martiale, mais il a également entravé le fonctionnement des institutions en mobilisant l’armée et la police pour empêcher l’Assemblée nationale d’exercer son autorité. Une telle action a été jugée incompatible avec la Constitution et les valeurs démocratiques du pays.
Avec cette destitution, Yoon Suk-yeol perd immédiatement ses fonctions, et ouvre ainsi la voie à une élection présidentielle anticipée dans un délai de 60 jours. Par ailleurs, il fait face à des poursuites pénales pour insurrection, une infraction passible de lourdes sanctions, y compris la peine de mort.




