Une violente confrontation militaire entre les forces du gouvernement fédéral somalien et les soldats de la région semi-autonome du Jubaland, dans le sud du pays, a éclaté mercredi, faisant des morts et des blessés des deux côtés, a rapporté APA.
Les tensions entre l’autorité centrale somalienne et le Jubaland ont considérablement augmenté ces derniers temps, notamment après la réélection d’Ahmed Madobe, un ancien chef de guerre, qualifié d’« illégal » par le gouvernement de Mogadiscio. Cette situation a exacerbé les affrontements dans la région, notamment près de la péninsule méridionale de Ras Kamboni, située à environ 290 kilomètres de la ville de Kismayo.
Les deux camps se sont attribués la victoire dans l’affrontement. Selon le ministère de la Défense somalien, des membres des forces du Jubaland, « désorientés par Ahmed Madobe », ont attaqué une base militaire de l’armée nationale somalienne dans la région de Bas-Juba. Cependant, l’administration du Jubaland a rejeté cette version, affirmant que l’armée somalienne avait lancé une attaque contre sa base militaire.
L’administration du Jubaland a aussi accusé le gouvernement somalien de mener des frappes de drones contre ses forces près de Ras Kamboni, ce qui aurait intensifié les combats.
Les deux camps ont désormais confirmé les affrontements, chacun accusant l’autre d’être à l’origine des violences. Selon des sources locales, les deux parties ont renforcé leurs forces militaires ces dernières semaines, alimentant les tensions.
« Ils ont commencé leur assaut avec des frappes de drones et les combats se sont intensifiés », a déclaré Adan Ahmed, vice-ministre local de la sécurité, aux journalistes à Kismayo. Il a également mentionné que certains soldats s’étaient rendus, bien que cela n’ait pas pu être vérifié de manière indépendante.
La situation reste confuse et les communications dans la région demeurent difficiles, limitant l’accès à des informations fiables.
