Afrique-Banque mondiale : l’UA veut renforcer le financement du développement

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a échangé avec le directeur général de la Société financière internationale (IFC), Makhtar Diop, sur le renforcement du partenariat stratégique entre l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale.

Les discussions ont porté sur la mobilisation des capitaux africains, notamment ceux gérés par les fonds de pension et les investisseurs institutionnels du continent. L’objectif est de favoriser leur investissement dans les infrastructures, les industries et les projets de transformation économique en Afrique.

Mahmoud Ali Youssouf a également appelé à accélérer le commerce intra-africain et à réduire les obstacles qui freinent l’intégration du continent. Parmi les principales difficultés évoquées figurent le déficit d’infrastructures, les barrières non tarifaires, la fragmentation des réglementations et les contraintes liées à la libre circulation des biens, des capitaux et de l’énergie.

La capacité de l’Afrique à produire ses propres médicaments et vaccins a également occupé une place importante dans les échanges. Les deux responsables ont notamment évoqué le rôle de l’Agence africaine du médicament, l’harmonisation des normes et la création de marchés continentaux fiables pour les produits de santé fabriqués en Afrique.

La rencontre a aussi porté sur la Mission 300, les marchés énergétiques régionaux et les pools énergétiques, ainsi que sur les investissements privés dans les réseaux de transport d’électricité. Le développement de corridors intégrés dans les domaines du transport, de l’énergie et de la finance figure également parmi les priorités.

Le président de la Commission de l’UA a, par ailleurs, souligné l’urgence d’accélérer la transformation numérique de l’organisation et de consolider la paix, la sécurité et la stabilité politique, considérées comme des conditions essentielles à l’investissement et au développement durable.

Mahmoud Ali Youssouf et Makhtar Diop ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration pour favoriser une Afrique davantage intégrée, autonome, connectée sur le plan numérique et mieux capable de financer son propre développement.

Shares: