La Banque du Canada a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %, invoquant une conjoncture économique encore fragile et des incertitudes persistantes liées au commerce avec les États-Unis.
Il s’agit du cinquième maintien consécutif du taux. L’institution monétaire estime que les tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, continuent de peser sur la croissance mondiale tout en alimentant les pressions inflationnistes.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a évoqué un dilemme pour la politique monétaire, partagé entre le ralentissement économique et les risques de hausse des prix.
La banque centrale souligne toutefois qu’aucun signe majeur ne montre, pour l’instant, une propagation généralisée de la hausse des prix de l’énergie vers l’ensemble des biens de consommation.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’entrée du Canada en récession technique après deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Malgré des perspectives de reprise en 2026, l’institution reste prudente en raison des tensions commerciales persistantes avec les États-Unis.
Ottawa souhaite par ailleurs obtenir le renouvellement pour 16 ans de l’accord de libre-échange nord-américain, alors que ce cadre commercial reste régulièrement remis en question par Donald Trump. Les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada et absorbent environ 75 % de ses exportations.



