Les États-Unis ont instauré de nouveaux droits de douane pouvant atteindre 50 %, visant plusieurs partenaires commerciaux, dont la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers le marché américain seront désormais taxées à hauteur de 28 %, une mesure qui pourrait fragiliser son économie. L’Égypte, de son côté, redoute d’être la prochaine cible.
Parmi les pays concernés figurent la Chine (34 %), l’Algérie (30 %), l’Union européenne (20 %), la Tunisie (28 %) et la Corée du Sud. Le Maroc échappe à cette vague protectionniste avec un taux maintenu bas, ce qui pourrait redistribuer les cartes des échanges au sein du Maghreb.
Ces décisions ont été présentées par le président américain comme une « déclaration d’indépendance économique », motivée par la volonté de corriger des « déséquilibres commerciaux persistants ». Toutefois, sur les marchés, l’impact est immédiat : le dollar a chuté à son plus bas niveau en six mois face à un panier de devises majeures.
Le ralentissement économique américain et les prévisions d’une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale nourrissent l’inquiétude des investisseurs. Pour l’Égypte, dont les secteurs du textile, de l’agroalimentaire et des composants électroniques sont sensibles à ces hausses tarifaires, l’enjeu est stratégique. Une extension de ces taxes pourrait désorganiser une part importante de ses exportations.
Ces tensions commerciales augurent une nouvelle phase d’incertitude dans les relations économiques entre Washington et plusieurs pays partenaires.



