Les douanes nigérianes ont intercepté une tentative de trafic international d’animaux sauvages à l’aéroport international Nnamdi Azikiwe d’Abuja. Deux lionceaux vivants ont été sauvés et trois suspects arrêtés.
L’opération a eu lieu le 4 août 2026 sous la conduite du Special Wildlife Office de l’unité de renseignement des douanes, avec l’appui de plusieurs services spécialisés et de l’organisation Focused Conservation.
Selon un rapport officiel présenté le 10 août par Anuhu Mani, responsable du Special Wildlife Office, les suspects auraient tenté de transporter les deux lionceaux depuis Kano, via Abuja, avec le Congo-Brazzaville comme destination finale.
Les agents ont lancé une surveillance au terminal de fret de l’aéroport à partir de renseignements obtenus sur le réseau. Leur attention s’est portée sur un véhicule utilitaire noir. Une inspection physique a permis à un agent d’entendre des cris d’animaux provenant du compartiment arrière. Les agents ont alors découvert les deux lionceaux dissimulés dans des caisses.
Trois personnes ont été interpellées : le propriétaire présumé des animaux, le conducteur du véhicule et un agent chargé des formalités douanières. Ils sont interrogés afin d’identifier d’éventuels autres membres du réseau.
Les douanes nigérianes affirment adopter une politique de tolérance zéro contre le trafic d’espèces sauvages. Selon Anuhu Mani, l’opération vise aussi à empêcher le Nigeria de devenir une plateforme de transit pour les réseaux spécialisés dans ce commerce illégal.
Les autorités précisent que le transport des lionceaux constitue une violation de plusieurs textes nationaux et internationaux, dont la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Les deux animaux ont été confiés à la Greenfingers Wildlife Conservation Initiative pour recevoir des soins vétérinaires spécialisés et un programme de réhabilitation.



