Les animateurs et animatrices des centres de jeunes et de loisirs du Bénin viennent de poser un jalon dans la structuration de leur métier. Réunis le jeudi six août 2026 au siège de la Fédération Léo Lagrange Bénin, à Abomey-Calavi, ils ont ouvert leur première convention nationale avec un objectif majeur, celui de créer le Réseau des animateurs et animatrices des centres de jeunes et de loisirs du Bénin (RAACJL). Cette rencontre se tient en prélude à la fin du projet « To Kplon Nou », un programme consacré au développement et à la structuration de l’éducation non formelle et populaire au Bénin. Lancée en 2023 par la Fédération Léo Lagrange, en partenariat avec la Fédération Léo Lagrange Bénin et avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), cette initiative s’achèvera fin août 2026. Elle a permis de renforcer les compétences de nombreux animateurs répartis dans les communes du pays et de promouvoir une offre éducative destinée aux jeunes et aux adolescents. Ainsi, pour la première fois, ces professionnels venus de l’ensemble du territoire national se retrouvent dans un même cadre afin de préparer l’après-projet et de doter leur secteur d’une structure représentative.
Le président du comité d’organisation, Olive Bankolé, a insisté sur la portée de cette convention. Selon lui, cette rencontre doit marquer le point de départ d’une nouvelle dynamique pour les acteurs de l’animation socioculturelle. « Notre ambition est de faire de l’animation socioculturelle un métier reconnu et valorisé au Bénin », a-t-il déclaré.
Même conviction du côté de Bil Fabroni Clounon, responsable administratif et pédagogique de la Fédération Léo Lagrange Bénin. Il a rappelé aux participants l’importance de leur mission auprès de la jeunesse. « Vous pouvez en être fiers. Vous transmettez aux enfants des valeurs qui ne sont enseignées nulle part », a-t-il affirmé. Il a aussi invité les futurs membres du réseau à bâtir une organisation solide et durable. « Ce moment est à chacun de vous. Ce réseau est pour vous », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le président de la Fédération Léo Lagrange Bénin, Théonas Moussou, a encouragé les participants à ouvrir cette initiative à l’ensemble des animateurs socioculturels du pays. À ses yeux, le futur réseau devra devenir un interlocuteur crédible des pouvoirs publics et une force de proposition dans les politiques consacrées à la jeunesse.
Il a rappelé que la Fédération travaille depuis plusieurs années à la professionnalisation du métier d’animateur dans les centres de jeunes et de loisirs. L’objectif consiste désormais à obtenir une meilleure reconnaissance institutionnelle et à favoriser le recrutement de ces professionnels par les communes. Pour Théonas Moussou, la création du RAACJL constitue une étape importante vers la consolidation d’un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans l’encadrement et l’épanouissement de la jeunesse béninoise.



