Bénin : le gouvernement engage le processus de ratification d’une convention africaine contre les violences faites aux femmes et aux filles

Le Bénin pourrait renforcer son dispositif juridique de protection des femmes et des filles à travers un nouvel instrument continental. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 4 novembre 2026, sous la présidence de Romuald Wadagni, le gouvernement a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus d’adhésion du Bénin à cet instrument juridique contraignant. La convention vise à prévenir et à éliminer toutes les formes de violences exercées contre les femmes et les filles sur le continent africain. Elle invite les États parties à renforcer leurs dispositifs de protection et à adopter une approche commune face à ce phénomène.

Un cadre juridique continental à renforcer

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, plusieurs réformes engagées au Bénin ces dernières années ainsi que les améliorations apportées au cadre institutionnel et juridique national sont déjà en conformité avec certaines dispositions de la convention.

Sa ratification viendrait consolider l’arsenal juridique du pays en matière de promotion et de protection des droits des femmes et des filles. Elle permettrait également de renforcer les engagements nationaux dans la prévention et la lutte contre les différentes formes de violences fondées sur le sexe.

L’instrument accorde par ailleurs une place à la notion de masculinité positive. Cette approche encourage notamment les comportements et les responsabilités des hommes et des garçons dans la prévention des violences et la promotion de relations fondées sur le respect et l’égalité.

Les violences dans les espaces numériques également concernées

L’un des aspects importants de cette convention concerne la prise en compte des cyberespaces dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette orientation permet d’intégrer les nouvelles formes de violences qui se développent à travers les outils numériques et les plateformes de communication.

Les agressions en ligne, les atteintes à la dignité et les autres formes de violences facilitées par les technologies constituent ainsi des problématiques que les États sont appelés à prendre en considération dans leurs politiques de prévention et de protection.

L’Assemblée nationale appelée à se prononcer

La transmission du texte à l’Assemblée nationale constitue une étape de la procédure de ratification. Les députés devront examiner la demande d’autorisation avant la poursuite du processus prévu par les règles applicables.

À ce stade, le Conseil des ministres a approuvé la transmission de la convention au Parlement. Sa ratification n’est donc pas encore acquise. Une fois la procédure achevée, cet instrument pourrait renforcer les engagements du Bénin dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, aussi bien dans les espaces physiques que numériques.

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