Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a salué mercredi 4 novembre 2026 ce qu’il considère comme un rejet de la guerre contre l’Iran par les électeurs américains. Ses déclarations interviennent au lendemain des élections de mi-mandat, marquées par de lourdes pertes pour le Parti républicain de Donald Trump.
« Que ce soit par conscience ou en raison du coût de la vie, les Américains ont dit NON À LA GUERRE, et nous approuvons ce message », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Le responsable iranien a toutefois adressé un avertissement à Washington. Il a appelé les autorités américaines à ne pas trahir la volonté de leur population au profit de « commanditaires et maîtres-chanteurs internationaux ». Une telle décision conduirait, selon lui, à un « cauchemar ».
Ces propos font suite aux résultats des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre. Les démocrates ont remporté des victoires majeures dans les courses au contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants, infligeant un revers politique au président Donald Trump et à son parti. Le conflit contre l’Iran, lancé en février dernier par les États-Unis aux côtés d’Israël, figurait parmi les sujets sensibles de cette séquence politique.
Sur le plan diplomatique, le Qatar poursuit ses efforts de médiation entre Washington et Téhéran afin de rapprocher les positions des deux pays. Les tensions restent notamment liées au blocus naval américain et à la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Téhéran a indiqué lundi continuer à échanger des messages avec Washington par l’intermédiaire de médiateurs. Les autorités iraniennes maintiennent toutefois que la réouverture du détroit d’Ormuz dépend de la levée du blocus américain.


