Les voyages interurbains au Bénin soulèvent également des préoccupations en matière d’hygiène et d’assainissement. Lorsqu’un conducteur décrète un arrêt pipi, les passagers ne disposent pas toujours d’installations sanitaires appropriées pour satisfaire leurs besoins. Certains sont alors contraints de se soulager à l’air libre, dans la nature.
Hier, dimanche premier novembre 2026, sur le plateau de Zone Franche de Canal 3 Bénin, Alain Tossounon, président du Réseau des acteurs des médias pour l’eau, l’environnement et le climat (RAMEC), a attiré l’attention sur cette réalité. Il a plaidé pour que les compagnies de transport en commun disposent de toilettes à des endroits stratégiques sur les axes routiers. L’objectif est de permettre aux voyageurs de satisfaire leurs besoins dans des conditions d’hygiène appropriées, au lieu de faire leurs besoins dans la nature au cours des pauses.
Pour Alain Tossounon, la responsabilité de cette question incombe notamment au ministère chargé des Transports. Il estime que ce département ministériel doit prendre les dispositions nécessaires pour favoriser la mise en place de ces infrastructures sanitaires. Les compagnies de transport pourraient ainsi être amenées à aménager ou à construire des toilettes sur certains points stratégiques de leurs itinéraires.
Cette recommandation rejoint directement l’Objectif de développement durable n° 6 (ODD 6), consacré à l’accès à l’eau propre et à l’assainissement pour tous. Cet objectif vise notamment à garantir l’accès à des installations sanitaires adéquates et à améliorer les conditions d’hygiène des populations.
Au-delà du confort des voyageurs, la question concerne la santé publique, la protection de l’environnement et la dignité humaine. En effet, l’absence de toilettes accessibles pendant les déplacements peut favoriser les pratiques d’évacuation des déchets humains dans les espaces naturels et aux abords des routes.
À travers cet appel, Alain Tossounon remet au centre du débat la nécessité d’intégrer les infrastructures sanitaires dans l’organisation du transport routier. Une interpellation à l’endroit du ministère chargé des Transports et des compagnies de transport, afin que les déplacements interurbains prennent davantage en compte les exigences d’hygiène, d’assainissement et de protection de l’environnement.



